Convocation devant le Tribunal de police
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De quoi s'agit-il
Le tribunal de police juge les contraventions : infractions routières, incivilités, atteintes mineures. Il siège dans chaque tribunal judiciaire et couvre les cinq classes de contraventions, des plus légères aux plus graves. Les amendes peuvent atteindre 1 500 euros, voire 3 000 euros en cas de récidive.
La procédure
La convocation intervient par voie d'officier de police judiciaire ou par citation directe d'huissier. À l'audience, le dossier est appelé, votre identité vérifiée, les faits lus. Vous êtes entendu, les témoins également si nécessaire, avant les réquisitions du ministère public et la plaidoirie de la défense. La décision peut être rendue immédiatement ou mise en délibéré.
Les sanctions encourues
Les sanctions prononcées par le tribunal de police sont concrètes et chiffrées. Les amendes vont de 38 euros pour une contravention de 1ère classe jusqu'à 1 500 euros pour la 5ème classe, portés à 3 000 euros en cas de récidive. À cela s'ajoutent le retrait de points, une suspension du permis pouvant aller jusqu'à 3 ans, voire une confiscation du véhicule pour certaines infractions graves.
Mon intervention
J'étudie votre dossier en détail pour identifier tous les leviers de défense disponibles : irrégularité du procès-verbal, défaut de notification, absence de marge technique du radar, vice de procédure. Je prépare la plaidoirie et vous représente à l'audience. À l'issue, je vous conseille sur l'opportunité d'un appel ou d'un pourvoi en cassation selon la décision rendue.
Des premières réponses à vos questions
La distinction repose sur la nature de l'infraction.
Le tribunal de police juge les contraventions, les infractions les moins graves, sanctionnées principalement par des amendes.
Le tribunal correctionnel juge les délits, des infractions plus graves, passibles d'emprisonnement.
Concrètement : un excès de vitesse modéré relève du tribunal de police, une conduite en état d'ivresse ou un délit de fuite relèvent du tribunal correctionnel.
La procédure, les sanctions et les enjeux sont très différents d'une juridiction à l'autre.
Oui, en principe, l'absence expose à un jugement par défaut.
Cependant, dans certains cas, vous pouvez vous faire représenter par votre avocat sans avoir à vous déplacer. C'est l'un des avantages concrets de recourir à un avocat devant le tribunal de police.
Non, mais fortement recommandé dès qu'un retrait de points important ou une suspension de permis est en jeu. L'avocat structure la défense, identifie les vices de procédure, plaide le quantum de la sanction.
Oui, et c'est souvent là que se joue la défense. Un procès verbal mal rédigé, une notification irrégulière, une marge technique de radar non respectée sont autant de vices de procédure qui peuvent conduire à une relaxe.
Cela dépend du montant de l'amende prononcée. En dessous d'un certain seuil, l'appel n'est pas possible, seul un pourvoi en cassation reste envisageable.
Au-dessus, l'appel peut être interjeté dans les 10 jours suivant le jugement devant la cour d'appel.
Le pourvoi en cassation, lui, ne rejuge pas les faits : il contrôle uniquement la bonne application de la loi.
Ces voies de recours ont des conditions strictes et des délais courts, il faut les anticiper immédiatement après le jugement avec votre avocat.
Oui. Pour les infractions de 5ème classe notamment, la suspension peut aller jusqu'à 3 ans. C'est souvent la sanction la plus redoutée, en particulier pour les personnes dont l'activité professionnelle dépend de leur permis. C'est précisément sur ce point que la défense doit être la plus solide.
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